Lecture 31 -
De la nécessité du design critique

Cycle de conférences Du design-objet au processus d’artialisation : le design comme système réticulaire d’interactions sociales à l’ESAM Caen-Cherbourg, le 11 février 2020, G. Bertrand.
Résumé : Tout en se préservant de l’idée que le design critique doit être un modèle exclusif, je voudrais exposer son intérêt au regard des enjeux politiques, sociaux et climatiques de ces dernières décennies. Au gré d’un certain nombre d’exemples, on s’attachera à comprendre comment, par le design critique, les designers parviennent à évacuer les notions de standard et de norme afin de déconstruire les systèmes de représentation. Également, on essayera d’en saisir les limites car si le design critique témoigne d’une rupture avec les modèles existants et d’une capacité à réorienter les discours, on peut dénoncer, à certains égards, son caractère clivant. Effectivement, lorsqu’il s’agit d’incarner la science pour mieux se l’approprier, les représentations culturelles et sociales alternatives produites sont, malgré tout, tributaires d’inégalités que le libéralisme et le colonialisme ont entériné depuis plusieurs siècles.

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Lecture 30 -
Les jeux de construction de Alma Siedhoff-Buscher

ENSAS, MAMCS, INSPE-UNISTRA, colloque Jeux de construction, des outils pour créer, des outils pour apprendre, le 20 novembre 2019, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Alma Buscher était une femme. À cette époque, elle n’était pas légitime dans l’atelier de sculpture sur bois de l’école du Bauhaus et pourtant, c’est là qu’elle sentait sa place. Elle est parvenue à prouver son importance en concevant les jeux et les meubles pour enfants lors de l’exposition de la maison Horn en 1923 à Weimar. Confronté à l’accueil enthousiaste du public pour les productions de Alma Buscher et à son implication personnelle à l’œuvre collective du Bauhaus, Walter Gropius n’eut d’autre choix que de consentir, le 20 février 1924, à son « intégration claire » à l’atelier de sculpture sur bois. C’est précisément dans ce contexte de lutte pour des droits réciproques que réside toute la puissance du Bauspiel. Ce jeu de construction, produit par une femme, s’adresse, indifféremment, aux petites filles et aux petits garçons. Il ne présuppose aucune distinction de genre, il est un outil pour l’enfant et c’est parce qu’il est un outil à son développement, qu’il est un jeu sérieux. On démontrera ainsi qu’au début du 20ème siècle : les modèles et modalités du jeu de construction sont clairement convoqués par les architectes et designers car parfaitement adaptés à la préfabrication et à la performativité structurelle.

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Lecture 29 -
Bauhaus : de l'espace des ateliers-laboratoires au temps des prototypes

École nationale supérieure d'architecture de Strasbourg, Colloque "Bauhaus. une histoire critique des discours fonctionnalistes et rationalistes des débuts à nos jours", du 29 au 31 octobre 2019, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : En 1925, dans le 7ème numéro des Bauhaus Bücher dédié aux ateliers de conception, Walter Gropius fait état de la nécessité sociale de produire avec les outils avant-gardistes de l’industrie. De l’ustensile à la maison, c’est à une modernité totale qu’il aspire. Les ateliers-laboratoires (Laboratoriumswerkstätten) deviennent alors le lieu d’une libre pratique expérimentale des formes, des matériaux et des processus de fabrication mais orientée par des réflexions politiques, économiques et sociales.

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Lecture 28 -
Le prototype industriel

École nationale supérieure d'architecture de Saint-Étienne, Université Jean Monnet Saint-Étienne, École supérieure d'art & design de Saint-Étienne, Colloque "L'idée Bauhaus 1919-1933/2019. D'une révolution à une autre", du 21 au 24 octobre 2019, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Toute la problématique du Bauhaus et que l’on retrouve encore aujourd’hui lorsque l’on s’intéresse à la recherche et à l’innovation en design, c’est bien-sûr de disposer d’assez de liberté pour expérimenter mais aussi d’accepter une certaine orientation pour exister. Et finalement, ce qui nous intéresse au regard du Bauhaus mais aussi de notre époque, c’est comment peut-on concevoir, produire et construire à partir des nouvelles technologies et s’impliquer socialement ?

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Lecture 27 -
Concevoir à l'ère de l'Anthropocène

Université de Strasbourg, Colloque "Environnement(s)", 5 et 6 juin 2019, Initiative d’Excellence (IdEx) du Programme national Investissements d’avenir (PIA), 5e grand colloque interdisciplinaire de recherche, M. Favard.
Résumé : Signe du progrès comme du déclin de l’Humanité, l’Anthropocène (Paul Crutzen, 2000) se révèle à nous comme l’ère de l’injonction écologique tant elle menace de manière spectaculaire nos conditions d’habitabilité. Les conséquences environnementales sont globales et impliquent des réponses à toutes les échelles sociales. Dans les arts et la technique - particulièrement le design - la défiance envers l’utopie productiviste est aussi nécessaire que déroutante car force est d’admettre que l’Anthropocène et le design partagent une même origine historique : la Révolution industrielle. D’ailleurs, l’École du Bauhaus a été un moment clé selon Andrea Branzi (1988) à partir duquel “le design déclara une guerre sans pitié à tout ce qui n’était pas immédiatement industrialisable, se définissant comme une discipline qui transforme en produit de série tous les objets existants”. Ainsi, la finalité du design trouvait son sens par l’industrie, une industrie qui aujourd’hui, a induit des conséquences environnementales sans précédent.

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Lecture 26 -
Conduites, « faire » et société

Université de Strasbourg, Faculté des Arts, Laboratoire ACCRA, journée d’études Pratique, théorie, épistémologie des arts, 3 et 4 mai 2018, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Depuis notre arrivée à Strasbourg, nous avons été sensibilisés à la poïétique ce qui explique aussi notre intérêt à identifier, comprendre et interroger les processus de conception. De la formation qui nous a permis d’acquérir des connaissances, à la recherche qui nous en fait produire, nous nous sommes toujours attachés à lier la pratique et la théorie, et plus exactement à fonder le théorique à partir des pratiques. Entendre la poïétique comme une “métaphysique en acte”, c’est s’intéresser aux corrélations entre les conduites à projet et les effets de ces singularités sur le “faire”, et in fine la société. Après un rapide rappel de ses origines : de la poïesis de Platon à la poïétique de René Passeron, il s’agira d’exposer l’enjeu du « poïein », c’est-à-dire, une construction du savoir par une déconstruction du projet.

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Lecture 25 -
Engager la recherche par le projet : l’exemple de l’atelier Réalités déplacées

Université de Strasbourg, UFR des Arts, Laboratoire ACCRA, IdEx, Shadok, CREACCRO et Eurométropole, colloque Entrevues du design, 13 et 14 mars 2018, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : En tant qu’enseignants-chercheurs et designers, on s’intéresse particulièrement à la spéculation et à la prospective. Une telle démarche de design relève de la formalisation de scénarii fictionnels ce qui conduit, nous l’admettons, à un certain décalage des pratiques de conception. Et bien que relevant d’un certain écart, ces logiques expérimentales se fondent toujours sur le réel (par des données contextuelles passées et présentes) et se déploient dans la fiction (par des projections à court, moyen ou long terme). Pendant un semestre et dans le cadre d’un atelier, nous avons interrogé l’activité même du designer qui par la pratique du projet, ne dicte pas les bons comportements, mais participe de débats actuels.

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Lecture 24 -
Entre asiles sensoriels et espace de résistance

Université de Strasbourg – Faculté des Arts, Laboratoire ACCRA, dans le cadre du séminaire inter-arts Geste, performance, déambulation et représentation, le 22 février 2018, G. Bertrand.
Résumé : Certaines formes de représentation en design témoignent d’un caractère performatif si tant est que l’on considère la performance avant tout comme une manière de questionner les représentations normées. Dans cette mesure, l’immédiateté de son action semble prouver le refus à toute forme d’institutionnalisation et de marchandisation ainsi qu’à dévoiler une habileté à déjouer ces systèmes. C’est alors que designers et artistes s’impliquent et rendent compte du monde tout en aidant à le concevoir. La question du dispositif et de la dysfonction en résonance avec cet être-au-monde, cet être avec, sera le fil conducteur de cette communication.

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Lecture 23 -
Retours d’atelier : de la recherche-création aux rencontres avec le public

Université de Strasbourg – UFR des Arts, Laboratoire ACCRA, ESPE et en collaboration avec l’HEP Vaud, Lausanne, Suisse pour l’académie d’hiver : Recherche-création et méthodologies didactiques dans les arts et la technologie, 8 et 9 février 2018, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : De septembre à décembre 2017, durant un atelier avec des étudiants du Master Design Projet de l’Université de Strasbourg, nous avons, sur le plan pédagogique, expérimenté des logiques de conception spéculatives et critiques. Cette manière de conduire le projet invitait les étudiants en design à se saisir d’une part de la recherche-création et d’autre part, à en partager le travail par le moyen de l’exposition. L’ambition d’un tel enseignement tenait de la volonté d’articuler la création à la recherche fondamentale. Nous proposons ainsi de faire état de cette expérience, de mettre à nu son processus et les méthodologies employées.

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Lecture 22 -
Logiques de conception instituées et institutionnalisation du design
Université Jean Monnet Saint-Étienne, campus Trefilerie, Colloque : Stratégies et dispositifs de reconnaissance dans le champ du design et des arts décoratifs, novembre 2017, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : D’après une sélection de plusieurs artefacts, tous sujets à un mécanisme de reconnaissance du designer et de la discipline, nous proposons d’interroger les phénomènes d’institutionnalisation. Toutefois, la diversité des projets nous amène à envisager le design à travers des pratiques singulières : une multiplicité des conduites qui ne cesse de démontrer, pour une même discipline, des intentions et des enjeux différents. Notre première approche concernera ainsi une réinterrogation nécessaire des institutions qui ont une légitimité à annoncer des productions comme relevant du design.
Nous ferons ensuite état de l’intérêt de certains designers à rejeter le conventionnel par crainte d’une normalisation des modèles et d’un conditionnement des usages. Effectivement, des designers s’opposent à rationaliser les manières de concevoir et développent une attitude, une conduite à projet qui tend au contraire à complexifier les contours et les limites de la discipline. Nous ferons ainsi l’hypothèse que le designer aurait comme tâche d’opérer une mise à défaut de l’acte même d’instituer.
Enfin, nous terminerons par exposer un paradoxe puisque même lorsque le designer cherche à sortir du modèle, son « primo-objet » le rattrape et le renvoie souvent à l’application systémique d’une logique, le cantonnant ainsi à sa propre singularité. Nous chercherons par conséquent à comprendre comment le «primo-objet» façonne, d’une certaine manière, la démarche du designer.

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Lecture 21 -
Recherche-Création : un espace de résistance
Université de Strasbourg, UFR des Arts, Laboratoire ACCRA, journée d'études : Recherche-Création et méthodologies didactiques dans les arts et la technologie , 28 avril 2017, G. Bertrand.
Résumé : Pour Jean Dubois, la recherche-création aurait comme principal atout d’encourager le chercheur-créateur à « frôler l’échec pour dépasser ses attentes. » Un lieu et un temps dédiés aux expériences et non, à la quête incessante de solutions. L’auteur poursuit et suppose d’appréhender la recherche comme le moyen de saboter la méthode, c’est-à-dire, de « s’arranger pour qu’un fonctionnement ne fonctionne pas normalement. » Cette résistance au système, cette déviation de la norme, acte un possible espace de résistance, un lieu en dehors de l’économie marchande (du moins, dans une certaine mesure) qui, par sa capacité à fonder la recherche d’une manière transdisciplinaire, permettrait un décloisonnement encore plus intense du politique et de ses structures de pouvoir. Ces méthodes qui reconfigurent le statut du chercheur-créateur, amènent aussi à solliciter une ouverture à toutes les formes de publication, du texte à l’artefact en passant par l’événement, et ainsi, à déterminer que « rendre public » est l’un des enjeux principaux du devenir-universitaire.

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Lecture 20 -
Déconstruire ce qui doit advenir
Université de Strasbourg, Faculté des Arts, Laboratoire ACCRA, en partenariat avec la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) et avec le soutien de l'association Design en Recherche (DR) : Réseau des jeunes chercheurs en design, journées internationales d'études en design : Conception, Corps & Fictions, 26 avril 2017, G. Bertrand.
Résumé : Je propose que l’on discute de cette idée de la déconstruction car à la différence d’une démolition, déconstruire ce qui doit advenir amènerait à jouer des écarts entre les choses dans le but ici, d’ouvrir vers des futurs et pas seulement un futur. C’est-à-dire que l’on ne se limiterait plus à l’appréhension d’un seul avenir comme la suite logique de nos actes. Pour défendre cette déconstruction à l’œuvre, il me semble intéressant de procéder par une étude comparative de deux exemples précis, l’un appartenant au registre littéraire de la science-fiction et l’autre, à celui du design spéculatif. De cette comparaison, nous pourrions admettre la fiction comme essentielle aux innovations sociales dans la mesure où, nous le verrons, déconstruire ce qui doit advenir démontre l’idée d’une possibilité impossible, de ce qui prend par surprise, mais surtout, de ce qui permet de résister.

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Lecture 19 -
L'intranquilité des corps
Université de Strasbourg, Faculté des Arts, Laboratoire ACCRA, en partenariat avec la Haute École des Arts du Rhin (HEAR) et avec le soutien de l'association Design en Recherche (DR) : Réseau des jeunes chercheurs en design, journées internationales d'études en design : Conception, Corps & Fictions, 26 avril 2017, M. Favard.
Résumé : L’introduction de cette intervention a tenu à démontrer que la fiction associée au projet, qu’il soit de design et d’architecture, est en capacité de solliciter une conduite à l’inverse d’un comportement. On observe aujourd’hui que la fiction est le support de désirs consuméristes et dont il serait important, selon des concepteurs comme R&Sie, de réinvestir le territoire. Parce qu’avec la fiction il y aurait, par le projet, à saisir des espaces de liberté, des espaces de désaliénation. Pour développer le propos, la réflexion s’est fondée sur un cas particulier : Mosquito Bottleneck. L’approche et les questions engagées se sont attachées plus particulièrement à réinterroger la pensée du confort, héritée de la modernité. Une pensée du confort qui, au travers de Mosquito Bottleneck, est destituée au profit de la pensée d’une intranquillité des corps.

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Lecture 18 -
Enjeux critiques et créatifs des biotechnologies
Le Centre d’Éthique Contemporaine, Université de Montpellier, Musée Fabre, colloque international : Éthique et bioart, 29 novembre 2016, G. Bertrand & M. Favard.
Résumé : Au travers de cette curiosité que le designer peut avoir envers les biotechnologies, il se cache, à plus forte raison, un questionnement sur l’évolution de nos sociétés tant dans leurs fonctionnements que dans leurs équipements. Cette perspective néo-darwinienne devient le moyen de déplacer nos conventions admettant ainsi au biodesign, le potentiel d’une analyse du politique et de ses relations de pouvoir. Les projets de Michael Burton et Michiko Nitta ainsi que ceux d’Alexandra Daisy Ginsberg exposent un dilemme, soit nous perpétuons la voie des conservateurs et des écologistes, soit nous concédons à celle de la biologie synthétique. Suivant cette seconde logique, les dispositifs d’énonciation proposés instaurent un rapport phénoménologique contesté dont l’expérience vécue au travers de ces représentations nouvelles, aide à mesurer, comprendre et réinvestir notre réalité sociale.

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Lecture 17 -
Formes de colloque : outils collaboratifs

Le Shadok, Fabrique du numérique, la Médiathèque André Malraux et le Laboratoire Approches Contemporaines de la Création et de la Réflexion Artistiques (ACCRA), Université de Strasbourg, co-colloque international : Narration 2.0, 30 avril 2016, M. Favard.
Résumé : Comment repenser les formes du colloque par des outils collaboratifs ? Après un atelier de recherche, a été développé puis présenté le projet « prises 2 notes partagées ». Le contexte d’application peut être celui de la conférence, de la table ronde, du forum ou de l’atelier. Il suffit d’un sujet énoncé pour lancer le protocole. Le déroulement de cette pratique se fonde sur la réception. Par effet de rotation et de rythme, les prises de notes sont partagées et s’augmentent grâce au partage des supports (papier et numériques).
L’événement a d’ailleurs été l’occasion d’expérimenter ce processus original et de cristalliser ses résultats sous la forme d’un fanzine : une publication papier, indépendante, spontané et volontaire.

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Lecture 16 -
Des devenirs-mondes perceptibles

Strate College, Design en Recherche, Sèvres, journée d’études : Design, innovation sociale et vie publique, 22 mars 2016, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Depuis Victor Papanek, le designer est celui qui participe à la vie sociale avec un rôle à tenir afin de réguler le monde. Le comportement « créatif » du designer amènerait à trouver des solutions pour une société menacée par les problèmes. En conséquence, si privilégier les innovations sociales est un devoir du designer, nous souhaitons démontrer que les pratiques fictionnelles sont une méthode probante dans la mesure où elles ne sont pas nécessairement définit par l’abandon du concret et de la matérialité.

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Lecture 15 -
Des images numériques aux projets de sociétés

École nationale supérieure des Arts Décoratifs, EnsadLab/Spatial Media/Hist3D, Colloque : Les images du numérique : Histoires et futurs des images produites par ordinateur, 15 septembre 2016, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : L’iconographie virtuelle, dans sa qualité graphique et sa mimesis, nous saisie, tout comme elle le fait aussi en parvenant à démystifier les enjeux qu’elle soulève par l’écart qu’elle suscite avec la réalité. Engager ainsi un projet par la fiction c’est « faire un pas de côté » en extirpant le design d’une conduite industrielle systémique. Dans cette volonté de dépassement des dogmes fonctionnalistes et matérialistes, les imageries numériques amènent à aborder plus librement les enjeux contemporains. Ainsi, depuis quelques années, les récits fictionnels prennent une place importante dans la critique en architecture et en design sans pourtant être complètement en dehors des circuits productifs.

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Lecture 14 -
La mécanique des temps : jeux de dialogues entre design et politique

Université de Strasbourg – MISHA, Laboratoire ACCRA, journée internationale d’études en design : DESIGN & POLITIQUE, 24 mars 2015, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Si par définition, le temps est une « dimension du réel qui rend possibles et intelligibles ses mouvements et transformations », alors l’utilisation d’un temps autre, même fictif resterait propre à une « dimension du réel qui rend possibles et intelligibles ses mouvements et transformations ». Ce serait ainsi, un médium suffisamment tangible pour acter un potentiel réel effectif ou induit. Trois parties alimentent ce questionnement, d’abord l’influence des nouveaux rationalistes et la perspective d’une émancipation par la réappropriation puis, les mouvements collectifs non institués qui induisent une désobéissance par les objets et enfin, la question des contemporains et du projet critique au regard de la méthode spéculative.

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Lecture 13 -
Pour continuer d’exister, le design doit-il se réinventer?

Amphithéatre Lejeune de l’Auditoire Opéra, Les Ateliers de la Recherche en Design (ARD), Liège, Belgique, 12 décembre 2014, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Jan Boelen explique que le doute en design est nécessaire car il est « une stratégie ». Le design qui remet en question les choses établies, celui qui souffre d’une certaine image marginale est, à croire Jan Boelen, une savante manoeuvre. Si nous rapprochons ces propos à ceux d’Alain Badiou qui suppose qu’un acte politique existe seulement s’il y a stratégie alors nous pouvons avancer l’hypothèse selon laquelle le design semble être politique par nature. Après avoir envisagé l’interdisciplinarité, les conceptions réactionnaires, la mise en énergie du projet et sa capacité à explorer des territoires nouveaux, aujourd’hui, pour continuer d’exister, le design semble devoir faire accepter ses enjeux du politique.

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Lecture 12 -
Éco-conception ?

Showroom 197.Design, Home Suite Home - Pôle Aménagement de la Maison en Alsace (PAMA), Brumath, 05 décembre 2014, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Avec l’appui de plusieurs projets menés au sein de maxwen, nous avons cherché à expliquer que la démarche écologique est aujourd’hui, inhérente au métier de designer, mais importante à valoriser car ce serait bien de l’interdisciplinarité et de sa considération sociale et économique que le projet écologique pourrait réellement advenir.

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Lecture 11 -
Pour une critique de l’éco-conception ?

Lycée Le Corbusier, Les journées de l’éco-construction, Illkirch-Graffenstaden, 08 octobre 2014, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Qu’est-ce que l’éco-conception ? La penser uniquement en terme de matériaux et de processus n’englobe qu’une infime partie des enjeux écologiques d’aujourd’hui. Plus qu’un élément de réflexion intégré au projet, elle se doit d’être une attitude, un état d’esprit qui engage de nouveaux paradigmes et déplace les limites du design.

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Lecture 10 -
Quel(s) rôle(s) le design peut-il jouer aujourd’hui ?

Sélestat - Pression Design, colloque, 1er juillet 2014, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Des multiples rôles dont le design peut se saisir, nous considérons, à juste titre, qu’il est une activité au service de l’Homme. Régulièrement à la recherche d’un bien être, d’une meilleure « habitabilité », le designer parviendrait à questionner les innovations sociales au point où le projet deviendrait un moyen de témoigner et d’accompagner nos changements.

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Lecture 9 -
Chercher l’équilibre

Université de Strasbourg – MISHA, Laboratoire ACCRA, journée internationale d’études en design : ÉCO-, 1er avril 2014, G. Bertrand et M. Favard.
Résumé : Au travers de cet écrit, nous nous sommes attachés à nous demander si le design pouvait avoir une éthique environnementale alors qu’il est le pilier de notre société présente et nous l’avons vu, celle-ci fait défaut depuis l’avènement de l’Anthropocène. Nous tenons par conséquent à mettre en doute la capacité du design à faire valoir une éthique. Puisqu’à cette condition, il s’agirait, en effet, d’aller au delà de la conception du design comme métier et engager l’idée d’une essentialité de la posture singulière du créateur pour fonder le projet. Il semble, en effet, nécessaire d’envisager une reconnexion de l’industrie aux valeurs humaines même si pour cela, il faut en passer par une rupture des modèles établis et opter pour une révolution de la société et de sa construction. Nous avons, par conséquent, envisagé le design sous la forme d’une conception de la re-création machinique du monde. Cela passerait par le maintient de l’éco-système naturel mais aussi par la volonté de sortir de l’inertie de l’artefact afin d’amener des interactions co-productives et dépasser enfin le modèle de l’exploitation pour chercher un nouvel équilibre avec la nature.

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Lecture 8 -
1966 : Le design et les nouveaux enjeux de la contre-utopie

Université Paris-Nanterre, Les espaces de la contre-utopie, colloque international,
22 mai 2014, G. Bertrand.
Résumé : Je me suis attachée à envisager les espaces de la contre-utopie comme des étendues vastes, plurielles et ouvertes sur les autres. Au travers du caractère scénarisé de certains projets en architecture et en design, il s’agissait de plébisciter la diversité des champs d’actions et de les instaurer comme l’enjeu d’une réussite des modèles constructifs. Les récits utopiques, contre-utopiques, fictionnels et satiriques observés, jouent ainsi le rôle de catalyseur afin d’encourager la spéculation au travers d’un processus de singularité mais à des fins collectives. La résultante de toutes ces narrations serait alors davantage d’exacerber notre rapport au monde et à l’habiter, que de moraliser les individus dans leurs pratiques actuelles. La perspective de l’individu-acteur dans la construction sociale permet de revendiquer le quotidien et le design comme des espaces essentiels au projet de société.

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Lecture 7 -
Intentions et enjeux du faire œuvre critique en design

Université de Tours – Mairie de la Ville de Dierre, La démarche critique, colloque international, 21 septembre 2013, G. Bertrand.
Résumé : Il me semble que l’écriture critique contemporaine soit justement celle d’une habilité à ne pas se définir dans une temporalité, dans un support ou dans une manière de faire. De cette non définition, elle devient libre de s’adapter intelligemment au contexte et aux évolutions. Il me semble également, que trois aspects sont fondamentaux à la démarche critique, le premier est celui du rapport étroit entre le créateur et l’utopie, le second est l’habilité à savoir doter son projet de poésie et enfin, le dernier, est celui du politique comme empreinte communautaire et individuelle. De ces trois aspects, on peut en déduire que la démarche critique est une attitude, un engagement personnel du créateur pour des causes collectives vouées à être partagées. Par conséquent, la recherche de l’utopie, de la poésie et du politique fonde il me semble, la démarche critique en design.

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Lecture 6 -
Le design critique

Université de Strasbourg, Laboratoire ACCRA, journée d’études doctorales, 06 mai 2013, G. Bertrand.
Résumé : Mise en exergue d’un territoire historico-géopolitique de 1960 à nos jours relevant de croisements entre le projet de design et la constitution de la société occidentale. La proximité des deux termes, design et critique, interroge la disposition du designer à faire état de nouveaux paradigmes. Avec la série des Immersioni d’Ugo La Pietra, nous comprenons que cela en passe par une relation au monde et plus précisément au microcosme urbain. Cette perspective suppose de tenir l’échelle humaine dans l’intensité des villes et leur expansion.

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Lecture 5 -
Exposer la Recherche

Université de Strasbourg, Laboratoire ACCRA, journée d’études doctorales, 06 mai 2013, M. Favard.
Résumé : Manières de faire le projet et manières de faire des mondes dessine, en design, le cheminement interrogatif du faire-oeuvre. L’itinéraire de cette thèse est celui d’un changement de directions, de virages rythmés par une diversité de projets, dont la mise en rapport poïétique éveille une destination commune, celle du faire-monde. Le parcours sinueux de l’écriture, qui procède d’une systémique de la tension entre les références, (re)trace par sa planification la mise en exergue des singularités.

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Lecture 4 -
Doit-on craindre la répétition ?

Université Rennes 2, Laboratoire : Arts : pratiques et poétiques, colloque international et pluridisciplinaire : Encore. Peut-on créer sans répéter?, le 21 février 2013, G. Bertrand.
Résumé : Si l’alliance création et répétition est souvent plébiscitée, quels seraient néanmoins les avantages et surtout les potentiels de cette répétition ? Et comment la fabrication sérielle en design peut-elle être l’enjeu d’une création d’originaux ? Du simple fait que le design soit une pratique en vue de créations sérielles de biens privés et publics, nous l’assimilons en grande partie à l’industrie et nous occultons son aspect créatif, culturel et parfois engagé. Gaetano Pesce, architecte de formation et designer de profession, ne cesse depuis les années 1970 de démontrer que la série n’est pas une fin en soi, mais une manière de produire de l’intelligible.

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Lecture 3 -
Design et objets, quelles évolutions ?

Université de Savoie, Chambéry, laboratoire LLS, Journées d’études doctorales sur le thème : Un autre regard sur l’objet, 02 avril 2012, G. Bertrand.
Résumé : Il s’agit ici d’aborder la question de l’artefact dans sa présence matérielle à l’ère des nouvelles technologies. Si l’on considère dans un premier temps l’objet comme le reflet de cultures, de moeurs et d’époques, on peut dans un second temps, s’interroger sur un phénomène nouveau, celui d’une conception et d’une production d’objets transculturels. C’est Alexander Graham Bell, originaire d’Écosse, qui déposa le premier un brevet pour le téléphone, toutefois que ce soit en 1877 aux États-Unis ou en 1879 à Paris, ces nouveaux outils avaient une apparence et un usage similaires. Ils étaient ainsi marqués par ce que l’on pourrait qualifier d’empreinte mondiale. Aujourd’hui, le numérique poursuit ce langage en s’immisçant dans tous les produits du quotidien afin les augmenter.

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Lecture 2 -
Design comme relai et nouveau mode de l'innovation

Faculté de sciences ECO et de Gestion, Laboratoires d’idées Pôle Européen de Gestion et d’économie (PEGE), 21ème journée Industrielle, Strasbourg, 2012, M. Favard.
Résumé : La pratique du design de Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard (studio MAXWEN). L’intérêt des biomatériaux comme ressource raisonnable aux applications disruptives : du design produit au cas particulier du jouet.

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Lecture 1 -
Éco-conception & Innovation

Laboratoires d’idées Pôle Européen de Gestion et d’économie (PEGE), Colloque international « École d'Automne en management de la créativité », Strasbourg, 22/11/2011, M. Favard.
Résumé : Retour d’expérience concernant un projet de design de l’agence MAXWEN qui retrace l’enjeu d’une logique de conception portée par les propriétés d’un biomatériau innovant : le biomiscanthus. De l’enjeu d’une économie à une écologie territoriale il a été question d’interroger le design dans sa capacité de développer des synergies et des projets innovants.