Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard [Editing]
Réalités déplacées - Design à l'ère de l'Anthropocène
co-édition Shadok, Fabrique du numérique et Eurométropole de Strasbourg, 2019.

Extrait
"Et si le designer défiait l’utopie du progrès productiviste ? Cette délicate question témoigne d’une problématique disciplinaire puisque si l’on considère que le design résulte de la révolution industrielle et que les designers participent au processus d’artificialisation de nos environnements, il est alors difficile de croire que le projet de design puisse déconstruire la crise de l’excédent que nous traversons. Et pourtant, c’est bien parce qu’il y a accumulation des biens et déséquilibre des richesses qu’il est nécessaire de repenser en profondeur les territoires d’intervention du designer afin qu’il puisse, en toute légitimité, raconter le monde et participer à l’urgence de repenser nos manières d’habiter. Des sujets sensibles tels que l’alimentaire, les ressources naturelles, les changements climatiques, les flux migratoires, les technologies du quotidien, l’éducation ou encore l’économie du numérique, ont fait l’objet d’analyses critiques pour devenir ensuite des matières à faire projet, à déplacer les réalités, à impulser de nouveaux imaginaires et à relancer d’autres communs."

Gwenaëlle Bertrand et Maxime Favard, commissaires de l'exposition "Réalités déplacées" du 11.02.19 au 03.03.19 au Shadok - Fabrique du numérique, Presqu'île André Malraux à Strasbourg.

En partenariat avec le Master Design de l'Université de Strasbourg : les designers exposés : Adèle Ancel, Erwan Astier, Ombeline Battistin, Alexandre Del Volta, Manon Gratte, Alexandre Harster, François Kessler, Arthur Klein, Élisa Morath, François-Alexandre Mouton, Lucile Muths, Caroline Sutter, Héloise Ulrich.