Réalités déplacées - Design à l'ère de l'Anthropocène [Projet]

Et si le designer défiait l’utopie du progrès productiviste ? Cette délicate question témoigne d’une problématique disciplinaire puisque si l’on considère que le design résulte de la révolution industrielle et que les designers participent au processus d’artificialisation de nos environnements, il est alors difficile de croire que le projet de design puisse déconstruire la crise de l’excédent que nous traversons. Et pourtant, c’est bien parce qu’il y a accumulation des biens et déséquilibre des richesses qu’il est nécessaire de repenser en profondeur les territoires d’intervention du designer afin qu’il puisse, en toute légitimité, raconter le monde et participer à l’urgence de repenser nos manières d’habiter. Des sujets sensibles tels que l’alimentaire, les ressources naturelles, les changements climatiques, les flux migratoires, les technologies du quotidien, l’éducation ou encore l’économie du numérique, ont fait l’objet d’analyses critiques pour devenir ensuite des matières à faire projet, à déplacer les réalités, à impulser de nouveaux imaginaires et à relancer d’autres communs.

Commissariat d'exposition et scénographie maxwen. Exposition Réalités Déplacées du 11 février 19 au 03 mars 19 au Shadok - Fabrique du numérique, Presqu'île André Malraux à Strasbourg.
En partenariat avec le Master Design de l'Université de Strasbourg avec la participation de Adèle Ancel, Erwan Astier, Ombeline Battistin, Alexandre Del Volta, Manon Gratte, Alexandre Harster, François Kessler, Arthur Klein, Élisa Morath, François-Alexandre Mouton, Lucile Muths, Caroline Sutter, Matthieu Turpin, Héloise Ulrich.

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Displaced Realities - Design in the Anthropocene Era [Project]

What if the designer defies the utopia of productivist progress? This delicate question bears witness to a disciplinary problem, since if we consider that design is the result of the industrial revolution and that designers participate in the process of artificialising our environments, it is then difficult to believe that the design project can deconstruct the crisis of surplus that we are going through. And yet, it is because there is an accumulation of goods and an imbalance of wealth that it is necessary to rethink in depth the designer's territories of intervention so that he can, in all legitimacy, tell the world and participate in the urgency of rethinking our ways of living. Sensitive subjects such as food, natural resources, climate change, migratory flows, everyday technologies, education and the digital economy have been the subject of critical analysis and then become subjects to be projected, to shift realities, to stimulate new imaginations and to revive other common areas.

Exhibition curator and scenography maxwen. Exhibition Réalités Déplacées from 11 February 19 to 03 March 19 at Shadok - Fabrique du numérique, Presqu'île André Malraux in Strasbourg.
In partnership with the Master Design of the University of Strasbourg with the participation of Adèle Ancel, Erwan Astier, Ombeline Battistin, Alexandre Del Volta, Manon Gratte, Alexandre Harster, François Kessler, Arthur Klein, Élisa Morath, François-Alexandre Mouton, Lucile Muths, Caroline Sutter, Matthieu Turpin, Héloise Ulrich.

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